Oh ! L’Amour…

12 décembre 2017 | replay

S’il est souvent considéré comme une force supérieure qui soumet les êtres humains à son pouvoir, un élan incontrôlable qui peut pousser aux plus belles comme aux plus terribles actions, l’Amour s’est emparé du cœur des hommes et des femmes depuis toujours, l’a porté aux nues pour les plus chanceux ou l’a déchiré en mille morceaux pour les autres. 

Tout, tout, tout est fini entre nous, tout…
Je n’ai plus la force du tout… tout…
D’y croire et d’espérer…

L’Amour est le moteur principal des récits les plus anciens de notre culture indo-européenne (qui a déclenché la Guerre de Troie, hein ? C’est l’amour. Bravo !). Sans amour, pas de mythologies, d’Illiade, pas d’Odyssée, pas de tragédies grecques, pas de création du monde, nothing, rien, niks, nada.

L’Amour est partout, comme une composante essentielle de notre vie, de nos histoires et de tout ce qui nous entoure (essayez de trouver un film sans histoire d’amour, où on ne s’attend pas du tout à une histoire d’amour, et où on ne souhaite pas qu’il y ait une histoire d’amour. Bonne chance !).

Mais pourquoi ? Pourquoi l’amour est-il aussi important ? Pourquoi torture-t-il les poètes, les artistes, les philosophes, et le commun des mortels? L’Amour, si universel, et pourtant si personnel, si intime. Plutôt que d’hurler dans le vide, essayons de comprendre concrètement ce dont il s’agit.

En fait, l’Amour, cette grande fatalité divinisée (Cupidon, ah !) n’est en fait qu’un simple processus chimique, à la base. Nous cassons le mythe, mais c’est un fait ! Lorsqu’on parle d’atomes crochus, l’alchimie entre deux personnes, la vérité n’est pas très loin. L’Amour est un cocktail de molécules que nous sécrétons à des moments-clés, en fonction de certaines stimulations.

La recette est simple. Prenez de la phényléthylamine (de la famille des amphétamines, présente aussi dans le chocolat) et de la dopamine (molécule du plaisir et de la dépendance chez les personnes qui prennent de la drogue, on la retrouve aussi chez le campagnol des prairies, monogame). Ajoutez une bonne dose d’ocytocine (hormone de la tendresse, également présente chez le campagnol susmentionné) et parfois un soupçon d’androstenol (présent dans la transpiration masculine). Vous obtenez un beau sentiment amoureux, avec son lot de battements de cœurs effrénés, de sourires béats, de pupilles dilatées, de mains moites et d’excitation insupportable pour votre entourage.

Dis, comme ça, c’est tout de suite moins mystique n’est-ce pas ? En bref, l’amour est une drogue dure légale, aussi merveilleuse que dangereuse. D’ailleurs, après une rupture, le manque s’apparente à celui de drogues puissantes : violent et douloureux. À consommer sans modération donc...

Ou pas ?